Archives de catégorie : Publications

Le Grand Patagon et autres poèmes

Projet de publication en septembre 2017 :

Jean-Pierre Lassalle & Christian d’Orgeix, Le Grand Patagon et autres poèmes, préface de Mikael Lugan

Jean-Pierre Lassalle vient du surréalisme et sa poésie en est un éclat augmenté. L’obscurité n’y est qu’apparente ; à mieux y regarder, cette aveuglante obscurité est plutôt excès de lumières ; la langue du poète n’est difficile a priori que parce qu’elle puise sa richesse dans toutes les sources, à moins qu’elle ne soit la langue des oiseaux.

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Georges-Henri Morin & Jacques Lacomblez – Une brève, une longue !

Le nouveau Grand Tamanoir a été publié début décembre 2017 :

Georges-Henri Morin
Dessins de Jacques Lacomblez

Une Brève, une longue !

Sur un mode géopolitique à jamais dans l’air du temps et des espaces
petits et grands, Une brève, une longue ! de Georges-Henri Morin précipite les mots-acteurs d’eux-mêmes dans des cascades où chacun a à coeur de n’être pas doublé. La cartographie de Jacques
Lacomblez – dont chaque détail harmonise l’ensemble dans un noir
et blanc vouant au néant toute coloration – restitue aux images,
verbales et plastiques, la bride sur le cou dont les sens usuels les
priveraient si l’imagination n’en enrichissait ses jeux sans
frontières.

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Les Coleman – Brève histoire de l’igloo africain / A short history of the African igloo

Le Grand Tamanoir est heureux de vous annoncer la publication en mars 2017 de son prochain livre : une édition bilingue des aphorismes accompagnés de dessins de Les Coleman, suivis de notes du traducteur Michel Remy sur les « intraduisibles ».

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Sébastien Doubinsky & Christian Martinache, Tableaux Noirs

34 tableaux en hommage à une couleur qui les efface toutes. 34 tableaux pour ne voir que le noir. Et dire que certains demandent à la vie qu’elle soit rose ! Nous voilà embarqués pour de nouvelles conquêtes. La marche à suivre est simple : se laisser dévorer par l’ombre en lâchant totalement la proie. On sait bien que la poésie est une des manières les plus efficaces de tout abandonner au coin d’un bois obscur. Tout, sauf le noir. Les oiseaux de nuit, les terres toujours inconnues, la révolution, forcément la nuit, l’amour aussi : Sébastien Doubinsky est un veilleur, qui ne désire rien d’autre que d’être absorbé par son sujet.

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Jean Bazin & Jean-Marc Debenedetti, Figures de Proie

Le livre :

On y entre comme dans une forêts de signes indéchiffrables…
La complicité entre l’auteur et l’illustrateur est prégnante dans ce recueil ; elle s’illustre dès la mise en scène des mots sur la page, dès l’orée de ces quelques signes palpitant et oscillant de manière constante entre le jour incandescent et la nuit magnétique :
Les nuits singulièrement plus courtes y échangent de longues poignées de mots fuite des incohérences extrême limite du signe où toute halte est impossible.

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Jacques Lacomblez & Jean-Claude Charbonel, Pages de mégarde

Qu’il s’agisse de feuilles éparses jetées aux vents ou de faire feu de tout bois, Jacques Lacomblez ne se départ pas d’une humilité qui lui fait honneur, parmi ces quelques copeaux de poème, naviguant entre la raideur de l’aphorisme et l’art éphémère du fragment. Tout est dit dès les premières lignes, avec cette notation tremblant d’ironie contre son propre art : « L’esprit de provocation est souvent semblable à un casque ancien de Prusse armé d’une seconde pointe dirigée vers l’intérieur ». En effet, manier ainsi l’aphorisme, c’est lancer une pointe ulcérée qui entrave le réel certes, mais qui se retourne aussi et surtout contre son auteur, comme pour aller jusqu’au bout de l’esprit des mots. L’élan poétique est ainsi libéré, en avant et contre tout, en un mélange de frivolité et d’ironie, dans ces aphorismes acides et parfois très beaux : « « L’enfer, c’est les autres ». Soit. Mais ceux-ci, partis, vous laissent toujours une boîte d’allumettes, soit en prétexte de leur retour, soit pour que vous vous brûliez les doigts dans la solitude. » Cela ne fait bien sûr qu’augurer de la suite de ces quelques notations…

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