Départ de Christian Bernard

Après une longue maladie, Christian Bernard s’en est allé le 6 août 2026, emportant avec lui sa grande culture, sa soif permanente de voir, entendre, faire, son exigence haute de l’amitié, de la complicité, de la conversation. Christian Bernard voulait, Christian Bernard faisait. Il avait toujours des projets, il tenait bon et les réalisait.

Il aura été à l’origine de bien des initiatives, encore importantes aujourd’hui, dans le paysage de l’art contemporain:  de la refondation de la Villa Arson à Nice au lancement du MAMCo de Genève. Il ne se mettait jamais en avant. Une de ses phrases me frappa lorsqu’on mettait en page son deuxième livre pour nos éditions : « j’ai toujours considéré que l’avis de l’artiste était primordial et je m’efface derrière lui ».

Il fut un des rares à faire dialoguer surréalisme et art contemporain. Il n’a jamais oublié d’où il venait, la philosophie, Strasbourg, le surréalisme, Phases. Une très grande culture et une très grande honnêteté l’animaient, de façon boulimique mais toujours attentive à ce que pouvait penser ou ressentir l’Autre.

Nous avons réussi à éditer ses Nouveaux morceaux choisis en mars 2026. Nous voulions continuer le mouvement. Pour l’instant, ce sont deux livres au Grand Tamanoir, deux belles rencontres avec Philippe Ramette et Alain Séchas, deux « vestibules » de Jean-Claude Silbermann et François-René Simon, la filiation surréaliste toujours affirmé, premiers amours éternels.

Christian Bernard, que de belles images ciselées…

Richard Walter, 9 août 2026

 

 


Christian Bernard aux éditions du Grand Tamanoir :

Christian Bernard, Morceaux choisis

Christian Bernard, Nouveaux Morceaux choisis