Un jardin universel / Una nueva cosmogonía / A Cosmological Garden

À l’occasion de l’exposition rétrospective de Jacques Lacomblez à la fondation Eugenio Granell à Saint-Jacques de Compostelle à l’été 2019, les éditions du Grand Tamanoir vont éditer une monographie consacrée à l’artiste :

Jacques Lacomblez
Un jardin universel / Una nueva cosmogonía / A Cosmological Garden

Texte en anglais en fin de page

La Fondation Eugenio Granell a été créée à Saint-Jacques de Compostelle en 1995 pour promouvoir l’oeuvre d’Eugenio Granell, un grand peintre surréaliste d’origine espagnole, qui a passé son enfance à Saint-Jacques. La Fondation Eugenio Granell abrite une bibliothèque et une vaste collection d’oeuvres de Granell mais aussi de nombreux artistes surréalistes (Miró, Lam, Caballero, Copley, Rodriguez Luna, Esteban Francés, Duchamp, Steinberg, Césariny, Cruzeiro-Seixas). À travers ces archives et cette collection, la Fondation veut aussi aider à une meilleure connaissance du surréalisme international. À côté de l’exposition des pièces de la collection permanente, la Fondation organise des expositions temporaires autour de l’oeuvre de Granell mais aussi des expositions thématiques, collectives ou individuelles, autour du surréalisme. À chaque exposition, la Fondation publie un catalogue et organise différentes animations, conférences et visites guidées.

Après différentes expositions d’artistes surréalistes espagnols et anglo-saxons, la fondation Eugenio Granell organise à Saint-Jacques de Compostelle à l’été 2019 une grande exposition rétrospective de Jacques Lacomblez, poète et peintre surréaliste belge qui a connu Granell à travers le mouvement Phases. Ce mouvement, animé par Édouard Jaguer pendant plus de 40 ans et dont Lacomblez était le correspondant à Bruxelles, voulait concilier surréalisme et abstraction lyrique. Granell et Lacomblez ont souvent été souvent exposés ensemble dans les expositions Phases en France, en Belgique et aux quatre coins du monde.

Depuis le début des années 50, tant par ses écrits que par ses tableaux et ses aquarelles, Jacques Lacomblez nous invite à partager ses espaces de mémoire et son imaginaire lyrique. Si l’on croise une de ses oeuvres, on pourra y entrevoir les traces de ce qui constitue le catalogue de ses intérêts : la musique, le Romantisme allemand, le Symbolisme, une certaine pensée orientale entre autres. Si l’on s’attarde un peu, on y décèlera des paysages organiques, des vestiges de murs qui cachent ou dévoilent des fossiles flottants, des parcelles d’ailes ou de corps d’insectes triturés, cernés, des empreintes que chacun pourra identifier à son gré.

Jacques Lacomblez n’a pas eu récemment de grande exposition rétrospective, alors qu’il expose depuis 1953. Il adhère en 1956 au mouvement international Phases, rencontre André Breton en 1958 et dès lors participe aux activités surréalistes. Il a organisé des expositions individuelles et collectives en Belgique et ailleurs, il a édité la revue Edda et de nombreux recueils illustrés. Plusieurs musées, dont la collection de la Fédération Wallonie-Bruxelles et celle des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, possèdent des oeuvres de Lacomblez. Son oeuvre poétique a même été incluse dans la récente anthologie du surréalisme belge, éditée par Paul Aron.

Cette grande exposition veut rendre hommage à ce témoin de l’aventure surréaliste d’après-guerre en Belgique et dans le monde, témoin avec une oeuvre encore en pleine évolution. Elle occupera l’ensemble d’un étage de la fondation et présentera sur plus de 90 mètres linéaires une centaine d’oeuvres d’allant de 1953 à 2017 et provenant de la collection personnelle de l’artiste et d’amis collectionneurs, ainsi que des documents, des publications et la projection d’un film de Ludovic Tac consacré à l’artiste en 2014.

Avec l’aide de la revue Infosurr et des éditions du Grand Tamanoir, un catalogue accompagnera l’exposition avec des témoignages et des analyses de l’oeuvre et du parcours de Lacomblez. Il sera préfacé par Gérard Durozoi, grand spécialiste du surréalisme, auteur d’une Histoire du mouvement surréaliste de référence et aura des textes de nombreux amis et témoins de l’oeuvre de Lacomblez.


The Eugenio Granell Foundation was founded at Saint James of Compostela in 1995 in order to promote the work of Eugenio Granell, a famous Spanish-born surrealist painter who spent his childhood in St James. The Foundation shelters a library and a vast collection of his works as well as of many surrealist artists, such as Miro, Lam, Caballero, Copley, Rodriguez Luna, Esteban Frances, Duchamp, Steinberg, Cesariny and Cruzeiro-Seixas. With its archives and collection, the Foundation wants to increase the public’s knowledge of international surrealism. Indeed, next to the exhibition of the works in the permanent collection, the Foundation organizes temporary exhibitions around Eugenio Granell’s work but also collective or individual themed exhibitions dealing with surrealism. Every exhibition is accompanied with a catalogue and is the occasion for lectures, guided visits and other kinds of entertainment.

After many different exhibitions of Spanish and Anglo-Saxon surrealists, the Eugenio Granell Foundation will organize at Saint James of Compostela (summer 2019) a vast retrospective of the works of Jacques Lacomblez, a Belgian surrealist poet and writer, who became friend with Granell through the Phases movement. The Phases movement, led by Edouard Jaguer during more than 40 years and whose correspondent in Brussels was Jacques Lacomblez, aimed at reconciling surrealism and lyrical abstraction. Granell and Lacomblez often exhibited together with Phases in France, Belgium and many other countries in the world.

From the early fifties onwards, Jacques Lacomblez’s writings, paintings and watercolours have invited us into his memorial spaces and his lyrical imaginative world. In every one of his works, one may share his own interests in music, German romanticism, symbolism and in a certain kind of Oriental philosophy. Deeper down, one discovers organic landscapes, vestiges of walls which conceal and reveal floating fossils, fragments of wings or of insects’ bodies, torn apart and ringed with black, all of them traces which one may identify as he wishes.

While he has not stopped exhibiting since 1953, Lacomblez has not had any large retrospective exhibition lately. In 1956,he joined the Phases movement, met André Breton in 1958 and has participated in surrealist activities, organizing personal and collective exhibitions and editing the magazine Edda as well as many illustrated works. His paintings are displayed in many museums such as the Wallonia Federation in Brussels and the Royal Fine Arts Museum of Belgium. His poetical works even featured in the recent anthology of Belgian surrealism edited by Paul Aron.

This large exhibition pays homage to Jacques Lacomblez as a witness and actor of the post-war surrealist adventure in Belgium and in the world, a never-ending adventure. It will occupy the whole of a floor of the Foundation and will display on more than 90-meter wall length a hundred works or so dating from 1953 to 2017 and coming from the artist’s own collection and from collectors and friends, as well as documents and publications. A film made of the artist by Ludovic Tac in 2014 will also be shown.

With the help of the magazine Infosurr and the Grand Tamanoir Editions, a catalogue will be issued on the occasion with testimonies and analyses of Lacomblez’s works with a preface by Gérard Durozoi, one of the great specialists of surrealism and the author of A History of the Surrealist Mocvement, together with many texts by friends of Lacomblez.