Rencontre en librairie : Une brève, une longue !

8 février 2018, au Bal des Ardents (17 rue Neuve, Lyon 1er)

http://www.lebaldesardents.com

Nos sismographes saisissent à fleur de jours et de nuits ce mouvement continu du monde sensible : la poésie. La soirée du 8 février lui fera la part belle en tressant les lignes de voix de Georges-Henri Morin et Anne-Marie Beeckman et en cueillant en plein vol celles de Pierre Peuchmaurd, pour la parution de leurs derniers recueils chez trois éditeurs qui, pour être dits « petits », n’en relèvent pas moins haut les défis d’exister et d’être présents : les éditions de La Doctrine (Genève), du Grand Tamanoir (Caen) et Pierre Mainard (Nérac).

Georges-Henri Morin : La Loutre, le trappeur (éd. La Doctrine) et Une brève, une longue ! (Le Grand Tamanoir).

Anne-Marie Beeckman : L’Amante érectile (Pierre Mainard)

Pierre Peuchmaurd : Giroflées (Pierre Mainard)

 

 

Georges-Henri Morin & Jacques Lacomblez – Une brève, une longue !

Le nouveau Grand Tamanoir a été publié début décembre 2017 :

Georges-Henri Morin
Dessins de Jacques Lacomblez

Une Brève, une longue !

Sur un mode géopolitique à jamais dans l’air du temps et des espaces
petits et grands, Une brève, une longue ! de Georges-Henri Morin précipite les mots-acteurs d’eux-mêmes dans des cascades où chacun a à coeur de n’être pas doublé. La cartographie de Jacques
Lacomblez – dont chaque détail harmonise l’ensemble dans un noir
et blanc vouant au néant toute coloration – restitue aux images,
verbales et plastiques, la bride sur le cou dont les sens usuels les
priveraient si l’imagination n’en enrichissait ses jeux sans
frontières.

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Jacques Lacomblez

Jacques Lacomblez, peintre, dessinateur, poète, est né à Ixelles (Bruxelles) en 1934. Dès l’adolescence, il se passionne pour le romantisme allemand, la poésie et la peinture symbolistes, le surréalisme ; plus tard pour une certaine spiritualité orientale (particulièrement le Tao, ainsi que les poètes et penseurs ismaéliens) sans que cet intérêt pour une pensée « de vertige » ne l’entraîne dans la basse-fosse religieuse (à ce propos, citons aussi Ibn Arabi et Jean de la Croix).

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Georges-Henri Morin

Georges-Henri Morin, né à Niort en 1950. En 1965, sa découverte du surréalisme avec quelques amis dont Francis Falceto, oriente nombre de ses rencontres et amitiés à venir, en premier celle de Bernard Caburet et Robert Guyon avec qui il participe au Bulletin de Liaison Surréaliste (1970-1976) et Surréalisme (1977) auprès de Vincent Bounoure. Il glisse quelques textes dans Le Cerceau (1994-1998) aux côtés d’Alain Joubert, de François-René Simon et de Pierre Peuchmaurd ou dans le bulletin Ça presse, dirigé par Max Schoendorff (URDLA, Villeurbanne, de 2003 à 2012). En 2014, il rencontre Jacques Lacomblez à Bruxelles.

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Les Coleman – Brève histoire de l’igloo africain / A short history of the African igloo

Le Grand Tamanoir est heureux de vous annoncer la publication en mars 2017 de son prochain livre : une édition bilingue des aphorismes accompagnés de dessins de Les Coleman, suivis de notes du traducteur Michel Remy sur les « intraduisibles ».

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Christian Martinache

Christian Martinache, né en 1953, tient depuis longtemps un carnet
de route sous forme de peinture, manière de garder une empreinte du temps, du paysage, de la vie. Un travail de mémoire et de dialogue
entre obscurité et lumière.
C’est à l’adolescence qu’il découvre la peinture et réalise ses premiers collages. Des études d’arts plastiques dans l’agitation soixante-huitarde de Vincennes. Il est attiré par l’expressionnisme abstrait mais le surréalisme n’est pas oublié comme technique artistique mais aussi éthique de vie. La philosophie, Deleuze, le jazz, Led Zeppelin, Spirou, toute une culture souterraine inspire tant ses oeuvres que sa démarche dans la vie.
Le souçi du collectif n’est pas oublié : participations aux salons de la
jeune peinture, de Vitry et de Montrouge. Depuis 1995 il expose régulièrement et s’investi dans le salon des réalités nouvelles à Paris. Des expositions personnelles comme Les Chemins de Parménide (1995). En 1998 la mairie de Château Thierry lui commande une exposition, pour illustrer la bataille de la Marne. Il s’inspire alors des Carnets de guerre du soldat tonnelier Louis Barthas, textes hostiles à la guerre : ses oeuvres réalisées à partir de négatifs sur verre du XIXe siècle, faisaient alors référence à le mémoire collective. Il expose aussi dans des galeries à Paris (La Hune Brenner ; Espace Toulouse Lautrec ; Carted) comme à Pékin. Il participe à des expositions collectives (Maison du surréalisme à Corde sur ciel, Lumière et ombres avec les peintres calligraphes Cheng Xiang Long et Ye Xiang Tiang en 2001) comme en duo avec Manu Rich (Galerie Oberkampf, novembre 2008). Il travail et organise pour un centre culturel d’économie sociale des expositions de photographie et de peinture.

La poésie est un de ses agitateurs : il n’oublie pas de dialoguer avec ces poètes : Femme avec enfant entourée d’animaux de Carmelo Virone (Syllepse, 2003), Possession avec Ludovic Tac (Le Bison blanc, 2009), Les Messagères coperniciennes avec Paul Sanda (à paraitre). Dans un autre registre Christian Martinache a produit également avec M. H. Rolin un CD audio La Parole est à Péret, composé de lectures de poèmes du surréaliste Benjamin Péret.


Note sur Les Coulisses de plomb :

En peinture, je ne prémédite pas l’idée, je construis sans esquisse, à partir du blanc de la toile, « ce rien sans lieu » nous dit Rilke, une fiction intuitive qui se formalise avec le temps – l’enjeu étant de retrouver la liberté de ton et la sincérité du geste au profit du sens (Delacroix, Kandinsky, Motherwell…). Pour moi chaque œuvre n’a d’autre raison d’être que son aventure singulière – capter un instantané de l’infini, fixer le chaos de l’univers. Elle n’existe qu’achevée, rien ne peut la prédire, elle est l’imprévu.

J’ai retrouvé cette même liberté de faire avec le Polaroid, en détournant l’épreuve de son concept initial (à la manière de Raoul Ubac avec ses Penthésilées). La découverte de ce processus est une histoire inattendue. En 2007 j’ai laissé trainer sur mon bureau un polaroid qui, avec le temps, s’est solarisé à la lumière du jour. Le résultat, insolite, m’a plu et j’ai entrepris de reproduire ce phénomène aléatoire. Je lui ai donné le titre approprié d’« accident du travail ».

À la lecture des poèmes de Guy Girard l’utilisation des Polas m’est apparue comme une évidence parce qu’ils procèdent d’un automatisme tout aussi symbolique et qu’ils cèdent à une émotion cosmique, lourde comme le plomb d’une nuit martienne en pleine fusion.

Christian Martinache


Christian Martinache aux éditions du Grand Tamanoir

Les Coulisses du plomb

Tableaux noirs